Description
Histoire du MAS 36 – .243 Winchester
Le MAS 36 est un fusil à répétition manuelle développé par la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne et adopté par l’armée française en 1936. Conçu pour remplacer progressivement les anciens Lebel et Berthier, il devient le dernier fusil à verrou réglementaire conçu et adopté par la France. Dans sa configuration militaire d’origine, il est chambré pour la cartouche française de 7,5 × 54 mm modèle 1929 C et possède un magasin de cinq cartouches.
Sa conception privilégie avant tout la simplicité, la robustesse et la facilité d’entretien. Le MAS 36 est notamment reconnaissable à son boîtier massif, sa crosse en deux parties et surtout à son levier de culasse fortement incliné vers l’avant. Il équipe l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale puis connaît une longue carrière après-guerre, notamment durant les conflits d’Indochine et d’Algérie.
Les MAS 36 en .243 Winchester ne correspondent cependant pas à une variante réglementaire française. Il s’agit d’armes provenant généralement du surplus militaire et transformées pour le marché civil, avec changement de canon/recanonnage pour adopter un calibre civil. Des MAS 36 en .243 Winchester sont effectivement documentés sur le marché français.
Le .243 Winchester, apparu aux États-Unis en 1955, est dérivé de la douille du .308 Winchester rétreinte pour recevoir un projectile de .243 pouce, soit environ 6,2 mm. Sa diffusion importante et ses qualités balistiques en ont fait un calibre apprécié aussi bien pour le tir que pour certaines utilisations cynégétiques.
Ainsi, un MAS 36 en .243 Winchester associe l’action particulièrement robuste du célèbre fusil réglementaire français à un calibre civil moderne et largement diffusé. Il constitue aujourd’hui un témoin intéressant de la période durant laquelle de nombreux fusils militaires de surplus furent transformés afin de poursuivre leur carrière sur le marché civil.



